PhotoLondon 2018

Du 17 au 20 mai 2018, Londres a offert à nouveau aux amateurs de photographie le privilège de vivre une magnifique foire d'art dédiée entièrement à la photographie, à l'occasion de la quatrième édition de Photo London.

La foire accueillait 101 galeries issues de 18 pays différents : Autriche, Liban, Brésil, Canada, Chine, Danemark, France, Allemagne, Hongrie, Iran, Italie, Japon, Mexique, Pays-Bas, Espagne, Suisse, Royaume-Uni et états-Unis.

Pour la première fois cette année, un groupe de galeries participantes propose des projets spéciaux : Olivier Castaing/School Gallery (Paris) présente une installation sur « 1968 » ; Hans P Kraus (New York) organise une exposition majeure sur l’héritage de William Henry Fox Talbot avec des tirages « vintage », présentés parallèlement à des oeuvres contemporaines d’Adam Fuss, Cornelia Parker, Hiroshi Sugimoto et Vera Lutter ; et White Cube (Londres) consacre une exposition personnelle à Darren Almond.

C'était un réel plaisir de parcourir le secteur Découverte, une vitrine destinée aux galeries et artistes émergents, sélectionnés par le curateur et conseiller artistique Tristan Lund. Parmi les 22 galeries présentées dans le secteur Découverte, figurent un groupe important de galeries Londoniennes, ainsi que de nombreuses galeries internationales dont LhGWR (La Haye), Jo van de Loo (Munich), Espace JB (Genève), Kana Kawanishi (Tokyo), Almanaque (Mexico) et On Gallery (Pékin).
 
Ont été particulièrement remarqués les fabuleux travaux de Marco Maria Zanin chez Spazio Nuovo, Steve Macleod, Jo Dennis chez Sid Motion Gallery ou encore Tania Franco-Klein chez Almanaque Fotografica.
 
Vasantha Yogananthan chez Espace JB était présent avec son travail "A Myth of Two Souls" inspiré du conte épique Le Ramayana. En se basant sur l’imagerie associée à cette épopée et à sa relation à la vie quotidienne de l’Inde d’aujourd’hui, Vasantha Yogananthan retrace la route légendaire du nord vers le sud du pays. L’origine du Ramayana remonte au poète sanscrit Valmiki vers 300 av. J-C, depuis lors l’écrit a continuellement réinterprété et réécris et continue à l’être à ce jour. La série de Vasantha Yogananthan puise dans ce passé et dans cette notion du voyage dans le temps et propose une interprétation moderne du conte.
 
Photo London a également présenté le lauréat de son prix « Master of Photography 2018 », l’artiste photographe canadien, Edward Burtynsky. La pratique de Burtynsky relate avec éloquence l’impact de l’Homme sur la planète et ses images sont généralement considérées comme des documents visuels incontournables de notre époque. Dans le cadre du programme public 2018 de Photo London, Burtynsky présentait une exposition spéciale d’images nouvelles et rarement exposées, dont un aperçu de son dernier projet, Anthropocene. Connu pour repousser les limites techniques de la photographie dans ses oeuvres, Burtynsky proposera également une nouvelle expérience de réalité augmentée. Burtynsky travaille actuellement sur un projet d’une durée de cinq ans axé sur l’Anthropocène. Ce terme désigne l’époque géologique actuelle, au cours de laquelle les êtres humains ont une influence considérable sur la Terre et sur ses systèmes. Initiative multidisciplinaire avec les collaborateurs de longue date Jennifer Baichwal et Nicholas de Pencier, l’exposition Anthropocene réunira des images explorant des sujets variés comme l’urbanisation, l’industrialisation et l’extraction, aussi bien liées au détournement du pétrole et aux scieries du Nigeria qu’aux mines de sel de l’Oural; ces oeuvres mettent en avant la sublime qualité visuelle des paysages façonnés par l’Homme mais aussi la réalité inquiétante de l’épuisement considérable des ressources.
 
Julie
  • affiche PhotoLondon 2018
    affiche PhotoLondon 2018
  • Jo Dennis
    Jo Dennis
  • Vasantha Yogananthan
    Vasantha Yogananthan
  • Marco Maria Zanin
    Marco Maria Zanin