Rencontre avec "Cristobal And The Sea"

Italic : Bonjour "Cristobal And The Sea", ça fait plaisir de vous avoir les trois !

Premièrement, pouvez-vous vous présenter pour que les lecteurs d’italic.ch sachent un peu qui vous êtes ?

Ale : On est Cristobal And The Sea, un groupe des UK, même si aucun de nous n’est réellement d’ici. Moi c’est Ale, je viens d’Espagne et je joue la guitare et la basse.

Joao : Mon nom c’est Joao, je suis portugais. Je joue la guitare et je chante.

Leila : Moi c’est Leila et je suis française. Je joue la flûte et je chante dans Cristobal and The Sea.

Comment un espagnol, un portugais et une française, se rencontrent à Loughborough, UK et décident de monter un groupe ?

Joao : C’était il y a deux ans, Leila a rencontré deux de nos colocataires à la fac, ils l’ont invité à une fête dans notre appartement. On a fait une Jam et depuis on ne s’est pas lâché.

Et Loughborough ? C’est bien comme ville ? Je n’en avais jamais entendu parler avant de vous découvrir !

Leila rit.

Ale : En fait c’est une petite ville dans la région d’East Midlands en Angleterre, entre Nottingham et Leicester. Ça ne bouge pas trop côté musique, mais c’est pas mal pour faire du sport. On essaie d’aller jouer sur Nottingham et Leicester, il y a un meilleur cadre côté musique.

J’aime bien le nom de votre groupe, mais il vient d’où?

Joao : On a galéré pendant longtemps pour choisir le nom du groupe. On a choisit d’utiliser le prénom de Cristobal Colón, parce qu’on aime bien la discussion autour de son lieux d’origine. Chacun essaie de se l’approprier. Alex dit qu’il vient d’Espagne, moi je pense plutôt qu’il est portugais. Aussi on aimait bien comment donnait le prénom prononcé en espagnol. Ensuite pour "the sea", c’est simplement parce qu’on aime tous la mer.

C’est vrai qu’on m’a toujours dit qu’il était Espagnol.

Joao : Tu vois, c’est ta parole contre la mienne ! Il y a même des rumeurs qui disent qu’il est polonais.

Comment ça se passe quand vous écrivez vos chansons. Vous écrivez d’abord les paroles ? Vous utilisez les paroles pour remplir la musique ?

Joao : Des fois, on écrit les mots d’abord et on essaie de les écrire d’une manière jolie et poétique. Sauf que quand on fait ça on a vite l’impression d’en faire un peu trop et de se la jouer trop intellectuels. Alors on a développé cette technique qui consiste à faire la musique d’abord et à utiliser ensuite les mots qui nous viennent à l’esprit, on fait moins attention au texte et on les utilises les voix comme un instrument.

Vos influences ont l’air très variées vu que vous êtes trois personnes qui venez d’endroits différents. Décrivez moi un peu les sons qui influencent Cristobal and The Sea.

Joao : On est très très ouvert sur la musique, par conséquent énormément de musiques nous inspirent. Mais des groupes qui nous plaisent beaucoup sont Animal Collective, The Beach Boys. J’aime beaucoup la musique d’ambiance aussi.

Ale : On a eu écouté beaucoup de musique typique cambodgienne. J’aime beaucoup la musique pop et folk. J’ai eu ma phase de complète obsession pour le groupe Fleet Foxes. The Doors aussi. On a également eu notre phase « sixties ». Et actuellement on peut citer des groupes comme Tame Impala ou Grizzly Bear.

Leila : Je pense que chacun a ses phases, par moment tu écoute plus un style qu’un autre. Mais sinon j’adore le Jazz, Billy Holiday, Ella Fitzgerald, Nina Simone, ça c’est le genre de musique où j’ai pas besoin de phase, je peux les écouter tout le temps.

J’ai écouté toutes vos chansons sur votre Soundcloud, mais quand prévoyez-vous de sortir un EP ou LP ?

Ale : Notre premier EP sort bientôt, on est allé à Paris, il y a quelques semaines pour l’enregistrer. Ça s'anonce bien!

J’aimerai parler avec vous de la musique par rapport à internet. Téléchargement illégal, musique en streaming, Spotify, etc. Beaucoup de monde parle de l’industrie musicale en disant qu’elle est en crise. Vous ne pensez pas que c’est plutôt le contraire ?

Leila : Je ne pense pas que ça soit une crise, c’est plutôt une révolution.

Ale : Exactement, c’est une révolution mondiale. Tout va sur internet. Et ça serait pas intelligent de ne pas utiliser internet pour se promotionner soi-même et se faire connaître.

Joao : Pour la propagation de la musique c’est super important. Si je devais acheter toute la musique que j’écoute aujourd’hui, je ne connaitrais pas la moitié de ce que je connais. C’est triste à dire mais c’est vrai.

Je ne vous connaîtrais même pas sans internet.

Sur votre Soundcloud, vous utilisez toujours des images de femmes nues comme cover. C’est pour avoir plus d’écoutes ?

Leila : C’est moi en fait !

Ale : On a découvert ce site qui s’appelle Bonjour Madame, et qui tous les jours montre une image de femme nue. Les photos sont souvent très belles. Du coup on met toujours des images comme ça, ça fait plaisir aux yeux.

Quel est l’endroit le plus curieux ou vous avez joué ?

Joao : C’est dommage car Leila n’était pas la ce jour là, mais on a joué dans une église une fois. L’acoustique était incroyable.

Quel est votre endroit de rêve ?

Ale : Glastonbury, c’est un peu dans l’ordre du rêve, non ?

Joao : Personnellement je ne sais pas vraiment, mais j’ai juste envie que le public soit sympa.

Leila : On aime bien être en symbiose avec le publique. On est une sorte de « Cocoon Band » on s’assied, on demande au public de s’asseoir avec nous. On aime bien créer cette atmosphère très intime.

Je sais pas vous mai je n’aime pas trop les dimanche. Ici en Suisse c’est toujours un peu gris, et ça déprime.

Leila : Je déteste les dimanche !

Ale : Pour Joao et moi, c’est différent. On a congé le lundi, donc les lundi c’est nos dimanche.

Pour rendre notre dimanche un peu meilleur, pourriez-vous me jouer une chanson ?

Ale : Ok on peut faire ça…

Ils me jouent Counting Smile, chanson que j'adore. :)

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