Poliça aux Docks


Quand David m’a proposé de couvrir le concert de Poliça je me suis dit «Une place gratuite pour un concert aux Docks ? Mais grave ! J’y vais sans réfléchir» 
je n’avais entendu qu’une chanson sur Couleur3 et ne connaissant pas ces originaires de Minneapolis, j’y suis allé, vierge de toute idée préconçue.

Poliça (à prononcer « polissa ») est un groupe que je qualifierais d’électro pop indé bien que wikipedia me soutient que c’est du rock alternatif (pour ma défense je n’ai pas trouvé de présentation du groupe sur leur site officiel www.thisispolica.com). Mené par la chanteuse Channy Leaneagh et le bassiste Chris Bierden, accompagnés des deux batteurs Drew Christopherseon et Ben Icascu. 

Leur passage aux Docks étaient un moyen de présenter une majorité des titres de leur dernier album Sumalathi, avec la pochette du disque diffusé comme tableau de fond de scène.


Ce qui m’a frappé dans leur mode de composition : une section rythmique stable et enveloppante, un bassiste avec un groove consistant et la chanteuse avec sa voie presque irréelle, flottante au dessus de ces percussions et basses lourdes et addictives, jouant et triturant la voix avec un vocodeur et mixant différents loops stockés dans un appareil.

Je passerai rapidement sur le déroulement des morceaux parce que de un) je ne connais pas assez le groupe pour avoir reconnu tous les morceaux, et de deux) j’ai une très mauvaise mémoire. Mais promis je ferai des efforts pour les prochaines fois.

Le public est beaucoup plus initié que moi puisqu’il se déchaîne aux premières notes d’un clavier électronique de « Chain my heart » ou d’un « Lay your cards out ». Moi j’ai adoré « smug » parce que pour un titre de chanson, ça ne veut rien dire et ça me fait marrer. Et puis le riff de basse est simple mais ça claque. Ce qui fait la force de Poliça, c’est le duo de batteurs. Ils sont au taquet les 2 gaillards. Précis, avec leur casque sur les oreilles c’est important parce que ça ne pardonne pas d’être late back par rapport à l’autre. Et puis ça permet aussi des enchaînements de rythmes avec 4 jambes et 4 bras. Bravo! 
L’avant dernier morceau du set fait raisonner les infra basses dans la petite salle remplie aux 3/4 des Docks. Les membres tremblent et le coeur s’emballe. 

Finalement, est-ce que Poliça est vraiment un groupe qui s’écoute en concert ?  
Pas de lumière directe, peu d’interractions avec le public à part quelques mercis (mais en français et on salue l’effort) le groupe enchaîne les morceaux qui finissent par se ressembler, à part quelques soubresauts de ci de là. 
Ce qui est sûr, c’est que le public était au rendez vous, le tout dans une ambiance tranquille et bonne enfant, toujours comme une vague flottante bercée par le reflux des rythmes et des basses de Poliça.


La première partie a été assurée par Marijuana Deathsquad : 
on y retrouve les deux batteurs de Poliça et un trio de « dj » dont un chanteur, un clavieriste et un mixeur. Ces trois-là ont regroupé leur matériel sur des flight cases au milieu de la scène, et le jeu de lumières fait presque penser à des singes s’excitant devant un monolithe noir.  
Je reste un peu sur ma faim, toujours un peu emprunté avec cette débauche de sons électroniques, ne sachant jamais si je suis complètement à côté de la plaque ou si je ne comprends décidément pas où ils veulent en venir.

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