Perez Interviews: The Awkwards - Millenium Castle

Italic : Présentez-vous, qui se cache derrière ce groupe de Punk/Rock originaire de Suisse Romande ?

Laurent : Je m’appelle Laurent, je fais de la batterie, j’aime beaucoup le Frisbee, et j’adore taper sur les fûts.

Matthieu : Je m’appelle Matthieu, je fais de la guitare, j’ai 22 ans, et je croque la vie à pleines dents.

Laurent : Matthieu est un beau garçon !

Tim : Je m’appelle Tim,… et je suis un bon parti.

Laurent me fait remarquer qu’il manque Antoine « Il boit de la Williamine »

Italic : Racontez moi un peu, The Awkwards, c’est… Vous faites quoi au juste?

Laurent : À la base, on avait une équipe d’Ultimate, et on a essayé de participer aux Jeux Olympiques, mais c’était trop difficile. Alors on a décidé de conquérir le monde en faisant de la musique.

Tim : Oui, on va en tout cas commencer par envahir la Pologne.

Italic : La Pologne vous influence-t-elle dans ce que vous faites? Non, plus sérieusement, expliquez moi votre musique, en quoi The Awkwards fait un Punk/Rock spécial ?

Laurent : On aime bien jouer avec des sons tropicaux et caribéens. The Awkwards, c’est un groupe de Punk/Rock à la fois traditionnel et aussi exotique.

Tim : Exact, The Awkwards c’est comme cette scène de Apocalypse Now, où ils sont dans la jungle, sur une pirogue… 

Matt : Ou comme Iggy Pop répondant a une interview dans la jungle, avec un bermuda, et coupant une papaye.

Tim : Joli Matthieu, ça définit assez bien.

Italic : Parlons un peu de Millenium Castle, ce premier album depuis les maquettes que vous vendiez pendant vos concerts, est-ce un album autoproduit ? Combien de temps vous avez passé pour l’enregistrer ?

Laurent : Autoproduit, oui dans le sens où on n'a pas eu l’aide d’un label. Mais on a eu l’aide de plusieurs personnes pour la prise de son, le mixage et le mastering. Mais au niveau des sous, c’est grâce à ce qu’on a mis de côté avec les concerts et avec les ventes de maquettes qu’on a pu payer cet album. Sinon on a passé 5 ou 6 jours pour l’enregistrement.

Tim : On a fait ça dans notre local, à Gillamont (Vevey).

Laurent : Là où se passe la renaissance du Rock de la Riviera.

Italic : Vous ayant suivi depuis vos débuts, j’écoute ce nouvel album en constatant une certaine maturité, une évolution. Une voix plus contrôlée, des sons plus précis et assurés, qu’avez-vous fait pour arriver à ce résultat ? Comment vous ressentez ce perfectionnement ?

Tim : C’est marrant, ça se voit que tu nous suis depuis un moment, parce que certains journaux disent de notre album qu’il est un peu à l’état brut. Je pense que c’est simplement une étape.

Laurent : Un tournant ! Je pense qu’on peut dire un tournant ! (Rires)

Matt : Peut-être même un aboutissement !

Tim : Depuis nos débuts on a vu beaucoup de choses différentes, on a eu pas mal de nouvelles influences, et c’est sans doutes ça qui explique cette progression que tu remarques. On ne s’est jamais dit que cet album-là était quelque chose d’ultra produit, bien au contraire même, et le fait qu’on l’ait enregistré dans notre local prouve un peu cela. En revanche, on a enregistré en studio la semaine dernière, pendant 2 jours, et on va sortir un nouveau petit EP pour l’été.

Italic : En parlant d’été justement, vous avez quelques dates dans des festivals prévues ?

Laurent : ON NE PEUT RIEN DIRE ! Non mais effectivement, les festivals commencent à se booker maintenant pour les petits groupes et on aura des réponses en mars.

Italic : Y a-t-il des festivals qui vous font particulièrement envie ?

Matt : Ça serait cool de jouer au Pully For Noise, on a déjà joué au Paléo et au Jazz, c’était super et on aimerait bien y retourner, mais faire le Pully for Noise serait vraiment cool !

Laurent : Et on veut faire une tournée au Canada !

Italic : Comment vous faites pour avoir des dates internationales comme ça ?

Laurent : Des potes de potes de potes essentiellement !

Tim : Notre trip aux Etats-Unis c’est grâce à Pascal de Quixotic Sounds qui organise le festival Heartland (http://www.heartland.ch/)… Il a fait venir un journaliste qui organise une sorte de Heartland à Los Angeles, et à chaque fois, il fait venir des représentants de plusieurs pays… et nous on représentait la Suisse. Ensuite, c’est sur place qu’on a trouvé d’autres dates grâce à Buvette, entre autres. La grande classe, c’est que notre album est sorti aux Etats Unis avant de sortir en Suisse!

Italic : Vous achetez régulièrement des vinyles ? Quel est le dernier disque que vous vous êtes acheté ?

Matt : Moi je télécharge pas mal de musique, et les albums que j’aime vraiment je me les achète en vinyle. Le dernier que j’ai acheté c’est le dernier album de The Horrors

Laurent : Moi le dernier c’est une compil de country que j’ai trouvé aux États-Unis pour un dollar ! Elle est hyper bien ! Sauf que le disque il est vachement rayé, alors ça crépite pas mal ! 

Tim : Moi le dernier album de Papier Tigre.

Italic :  Est-ce que vous faites des dates parfois à Genève ?

Laurent : On a joué une fois dans une cage, à un vernissage.

Matt : L’Usine ça nous plairait

Italic :  Vous êtes actuellement plus présents sur internet qu’avant, MySpace, BandCamp, Facebook, Twitter,… Qui s’occupe des réseaux sociaux pour The Awkwards ?

Laurent : Antoine, c’est celui qui boit de la Williamine en ce moment… C’est le seul qui a un iPhone alors il fait régulièrement des photos et remplit un peu les différents réseaux sociaux.

Italic :  Qui a réalisé la couverture du disque ? Que représente-t-elle ?

Matt : C’est Adrien Chevalley, un ami veveysan qui l’a faite.

Laurent : Notre album c’est comme une petite maison dans une forêt, avec cette fumée multicolore. Et c’est un endroit où on se sent bien, c’est comme un château millénaire par exemple. Et cette fumée multicolore elle représente notre musique.

Italic : Et le bonhomme sur la moto il représente quoi ?

Laurent : Notre force de vivre et notre joie quotidienne.

Italic : Quels autres projets avez vous parallèlement à The Awkwards ?

Matt : Laurent est batteur de The Mondrians et il joue dans Soirée Chasse. Tim lui joue avec Mrs. Burroughs.

Italic : Est-ce qu’il vous est arrivé des trucs dingues pendant des concerts, des trucs marrants que vous pourriez nous raconter ?

Laurent : Au Ned, à Montreux, Tim a essayé de sauter dans le public, sauf qu’il n’y avait pas assez de monde et il s’est cogné la tête par terre. Mais il a terminé le concert normalement et est allé ensuite à l’hôpital.

Italic : Pour terminer je voudrais vous demander si vous pouvez jouer pour moi la cover de Out of The Races And Onto The Tracks de The Rapture, que vous jouiez parfois ?

Laurent : C’est possible qu’on la joue, on fera une dédiace spéciale. D’ailleurs, The Rapture est justement une de nos influences principales. Mais c’est leur deuxième album qui se rapproche essentiellement de ce qu’on fait, ou plutôt de ce qu’on faisait.

Italic : Merci les gars et bon concert!

 

Voici voilà une petite playlist Spotify qui accompagne l'interview:

The Awkwards Interview Playlist

 

Et ici vous pouvez écouter leur album en streaming et/ou l'acheter! 

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