Mix.3 - Ballet Junior

Au programme de cette troisième session (mix.1 avait été présenté en décembre 2010 et mix.2 en avril dernier), In-formation, une création de Ioannis Mandafounis, qui travaille pour la première fois avec la compagnie, et les reprises de Pulsework d'Alexander Ekman, The Top of my Head is not the Top of the World de Stijn Celis et 0°2 de Ken Ossola.

Créé en 1980, le Ballet Junior est une compagnie pré-professionnelle, à la fois lieu d’apprentissage et tremplin vers la vie active: en fin de saison 2009/2010, quinze danseurs ont trouvé un premier contrat professionnel. Un vrai succès. Pour ce mix.3 une quarantaine de danseurs, venus des trois classes d’élèves suivant la formation, venaient montrer leur travail au public. Le répertoire du Ballet Junior se situe habituellement entre danse contemporaine et danse classique.

Première pièce présentée, The Top of my Head is not the Top of the World, de Stijn Celis, sur une musique de Jean-Sébastien Bach. Dans un costume vert sombre, les danseurs évoluent sur scène dans des mouvements conjuguant technique et émotion. Le chorégraphe, qui a retravaillé cette pièce spécialement pour le Ballet Junior explique sa démarche: «Le résultat se veut délibérément sensuel et radicalement physique, laissant les danseurs libres de chercher les limites de la virtuosité tout en mettant en valeur une certaine légèreté». Une belle performance.

Vient ensuite 0°2, dans une nouvelle version du solo que Ken Ossala avait créé en 2005. Quatre danseurs, une femme et trois hommes, entrent sur scène, limitent leur espace de jeu avec un ruban adhésif qu’ils collent sur scène et dansent dans cet espace qu’ils ont eux-mêmes créé. C’est ensuite la création de Ioannis Madafounis qui est présentée, In-Formation. Sans musique ni son, les danseurs parcourent la scène, se touchent, se frôlent, crient, ricanent, s'esclaffent: quelques spectateurs ont du mal à cacher leurs rires, le public n’a vraisemblablement pas compris la démarche du chorégraphe.

Après un court entracte, la dernière pièce, Pulsework, d’Alexander Ekman. Un chat en peluche siège sur une balançoire, le groupe de danseurs, tous vêtus de noir, bat le rythme en utilisant leur souffle et utilise leur corps comme un instrument. Dans un téléviseur, un chef d’orchestre muet (le chorégraphe!) leur donne des instructions. La pièce se termine sur une musique de Mr. Oizo dont le rythme accompagne et guide les danseurs. La salle applaudit, le public est conquis.

Avec ses trois spectacles composés annuels, le Ballet Junior assoit sa renommée internationale en travaillant avec des chorégraphes reconnus et prouve qu’au-delà d’une école de danse, cette jeune compagnie est une pépinière de nouveaux talents.

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Submitted by emilie on Fri, 10/06/2011 - 10:16