L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

Le choix d’un livre n’a rien d’anodin. On choisit un roman parce que quelqu’un nous en a parlé ou parce qu’en se baladant dans une bibliothèque, on ne sait pas pourquoi, mais une couverture, un titre, un mot nous interpelle. On regarde alors le résumé ou on décide que ce n’est même pas nécessaire. Un peu comme un coup de foudre pour un inconnu. On emporte alors le roman avec soi. Parfois, en arrivant chez soi, à peine quelques pages parcourues, on est déçu. Le livre nous tombe des mains, malgré toute notre bonne volonté, on s’accroche mais rien n’y fait : le courant de passe pas. Parfois, le livre nous intéresse, on le lit quand on a le temps (donc peu souvent !), il nous distrait, sans plus. Mais rarement donc intensément, un livre nous marque, nous emporte. Nous transporte dans un autre monde. Qui nous fait douter, rire, pleurer, sourire, réfléchir, changer, rêver.

Il y a des livres que l’on ne peut quitter, un peu comme une nouvelle rencontre, fusionnelle. On a alors envie d’annuler l’entier de ses rendez-vous, de ne pas aller dîner, de ne pas dormir… et de lire, lire, lire. Les romans qui nous mettent dans cet état sont hélas très rares. Mais heureusement, ils existent !

Aussi, je me permets de vous parler d’un roman que je considère, évidemment de façon tout à fait personnelle et donc subjective, extraordinaire : L’ombre du vent, de Carlos Ruiz Zafon.

On m’avait parlé de ce roman une fois, puis une autre. Comme je suis une « livrovore », je l’ai acheté. Déjà, la couverture, sombre et sobre m’a plue et représente le prélude de l’univers du roman. Dès les premières pages, l’auteur nous transporte. Dans une Espagne ancienne et mystérieuse. Dans un monde particulier, réel souvent, étrange parfois. Tout commence par une bibliothèque, par un livre, par un choix, par un lien entre un père et son fils. L’histoire se déroule, avec pour toile de fond, une intrigue, un mystère, une ambiance noire et pauvrement digne. Avec pour fil conducteur l’amour : des livres, entre un père et un file, entre un homme et une femme.

Je pourrais vous raconter l’histoire du roman, décortiquer l’intrigue (parce qu’il y en a une), vous parler des personnages, vous parler du "Cimetière des Livres Oubliés", vous parler de Daniel, de Barcelone… je n’en ferai rien, car je pense qu’une histoire doit être découverte et non confirmée.

Je regarde mon exemplaire à présent et constate que j’avais écrit, suite à sa lecture, sur le quart de couverture, tel un cri du cœur : « Une merveille ».

Je crois que tout est dit.

 

Cléo Buchheim

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Submitted by Cleo on Sun, 01/08/2010 - 21:34