Les Rencontres d'Arles 2012

Le slogan de cette année est "Une école française" en hommage au travail des photographes passés par l’École nationale supérieure de la photographie, créée dans cette ville il y a trente ans.

François Hébel, directeur des Rencontres d'Arles, relève qu'alors qu’une surenchère du marché accorde des sommes vertigineuses aux anciens élèves des écoles de Düsseldorf (Andreas Gursky, Thomas Ruff, Elger Esser, Candida Höfer), ou de Yale (Gregory Crewdson, Philip-Lorca diCorcia), peu est dit sur l’École nationale supérieure de la photographie d'Arles et les 640 étudiants qui en sont sortis.

Le projet "Une école française" s’appuie, selon François Hébel, sur deux certitudes : "l’école d’Arles reconnaît à la photographie une place à part entière dans l’art contemporain et son programme ne cherche pas à mouler des élèves dans le style de ses enseignants, mais à les doter de connaissances et de capacités critiques leur permettant d’évoluer dans l’excellence mais dans la diversité".

Parcours subjectif avec quatre expositions

On s'arrête sur quatre expositions présentées aux Rencontres d'Arles.

Les Gitans de Josef Koudelka permet de partir à la découverte d'une des grandes séries photographiques du XXe siècle. L'exposition offre un retour sur la genèse de deux ouvrages marquants publiés par le photographe hongrois consacrés à ses photos de Tsiganes, prises pour l'essentiel dans divers campements de Roms dans l'est de la Slovaquie entre 1962 et 1968. Photographies exceptionnelles, jamais toutes exposées ensemble, tirages uniques, et unique occasion de les voir. A ne pas manquer.

L'exposition dédiée à la collection Jan Mulder, collectionneur péruvien, présente plusieurs oeuvres réalisées par des auteurs latino-américains de la collection. Cette sélection met en valeur le dynamisme de la jeune production photographique latino-américaine et révèle la richesse des pratiques qui la caractérisent.

Après l'Amérique latine, on s'envole vers les contrées nordiques pour y retrouver le photographe finlandais Penti Sammallathi. Ce dernier propose un voyage onirique sur une Terre vue à hauteur d’homme ou d'animal, un espace intemporel sans lignes de perspective déterminées qui regroupe des animaux familiers glissant dans des paysages solitaires. Beauté sobre de la nature, paysages épurés et sauvages.

Un autre photographe nordique qui impressionne est l'Islandais Pétur Thomsen, lui qui offre des photographies imposantes où l’angle, la ligne, la perspective et la couleur nous saisissent. Pétur Thomsen s’est fait connaître grâce à ses projets Imported Landscape et Umhverfing, qui s’attachent à décrire les tentatives de l’homme pour domestiquer la nature, pour la transformer en environnement.

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Submitted by Jonathan on Fri, 27/07/2012 - 22:18