Les indies-pensables: Tame Impala aux Docks, Lausanne

Ce samedi 27 octobre 2012, annulez tous vos plans, j’ai mieux a vous proposer :
Un concert qui va vous faire rêver bien en couleurs.
Un concert qui se classe parmi mon agenda des incontournables de cette fin d’année.
Un groupe qui fait des sold out facilement à New York, Los Angeles et San Francisco. Alors pourquoi pas à Lausanne-gèles (cf. Gilles Surchat) ?
Un album qui se classe parmi les meilleures sorties de l’année.

TAME IMPALA

Ouai mon gaillard ! Tame Impala revient en Suisse, et ça juste 3 semaines après la sortie de leur galette encore toute tiède LONERISM.

Elephant, premier single de LONERISM.

Tame Impala est un groupe Australien, de Perth plus précisément, formé en live par Kevin Parker, Dominic Simper, Jay Watson, Nick Allbrook et Julien Barbagallo. J’ai précisé « En live » car on peut en fait dire que Tame Impala est le projet de Kevin Parker, 26 ans, qui enregistre, chante, compose, et écrit tous ces sons retros, ces flangers, ces echos, ces voix, presque tout en quelque sorte.

La musique de Tame Impala se classe dans une sorte de Rock Psychédélique. « Une sorte » car j’aime bien la définition qu’ils ont eux mêmes de leur musique. Ils la décrivent comme groove rock psychédélique qui donne au rêve une mélodie.

Ces thématiques du rêve, du voyage astral, déjà très présentes dans leur chansons, se retrouvent retranscrites à la perfection dans leurs pochettes de disques. On a affaire à des artworks de qualité faits par l’artiste Leif Podhajsky, qui ne manquent pas de nous plonger dans l’ambiance onirique et éblouissante de leurs mélodies psychés.

Bien qu’actifs depuis 2007, avec quelques EP comme Antares, Mira, Sun (Tame Impala EP) ou le brillant single Sundown Syndrome avec en face B une reprise bien punchy de la chanson Remember Me de DJ Blue Boy, c’est en 2010, avec leur album Innerspeaker que les australiens se font connaître du grand public avec des chansons comme Solitude is Bliss (clip réalisé par Megaforce), It’s Not Meant to Be, le très envoutant Why Won’t You Make Up Your Mind ? ou encore l’immanquable Lucidity.

Avec Lonerism, Kevin Parker parle d’un album qui montre une rupture avec les travaux précédents. Palette sonore étendue, textes plus émotionnels, perspective narrative plus prononcée. Cependant on reste dans du pure style Tame Impala et on sent toujours cette touche de soleil éblouissant et caniculaire puisqu’ils continuent à enregistrer beaucoup à Perth. On peut continuer à écouter leur album en se baladant en t-shirt et mini short à la maison comme en été alors que l’hiver arrive.

Une partie des chansons de ce nouvel album a été écrite en France. Tout comme les chansons du projet Melody’s Echo Chamber (de la über cute Mélodie Prochet) dont je vous parlerai plus en détail ces prochains jours, mais dont l’album est produit par Kevin Parker, et sur lequel il pose les instru également.

Alors qu’avec Innerspeaker, Kevin Parker essayait de rendre sa musique écoutable, plus accessible (pop), et quand même intelligente, dans Lonerism il se laisse aller dans ses désirs les plus fous et laisse place à plus de créativité et d’expérimentation. Il parle de sons « fucked up », mêlés à une volonté de ressembler à Britney Spears. C’est à mon avis là que se trouve la recette. Dans ce mix entre les mélodies pop et le rock psyché un peu « sale ».

Même si on n’a pas affaire à des refrains trop faciles à chanter (sauf pour le potentiel futur hit « Feels Like We Only Go Backwards », que je chante sous la douche), on est quand même dans des mélodies qui sont agréables, et bien influencées par la musique pop que Kevin Parker adore.

On peut dire que ça paye car on a affaire a un album qui a encore plus de texture que le précédant et qui arrive à activer les sens de l’auditeur. Quand je dis « activer les sens », je risque de paraître un peu bête, mais en écoutant Lonerism, on sent la musique qui traverse la peau, qui donne la chair de poule. Et ce n’est pas un truc qui arrive avec n’importe quel groupe.

Ce concert, qui est l’unique date en Suisse du groupe cette fin d’année, c’est aux Docks (of course), ce samedi à Lausanne, c’est à 21h00, ça coute 30.-. Billets en vente ici. (Ou en caisse s’il en reste)

Rendez-vous sur le site des Docks pour plus d’infos sur le concert.

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