Le Festival Complet / Montreux Jazz Festival

Au Montreux Jazz Festival, c’est un peu ça le risque. Et j’ai l’impression qu’avec cette nouvelle configuration emplie de choses à faire, ça n’arrange pas les choses.

L’année dernière, c’était clair: le Jazz Café suffisait amplement à nous rassembler tous au même endroit pour 1) voir des concerts fous, 2) picoler sévèrement. Le seul souci c’est qu’au même endroit se joignaient amateurs de musique et autres fans de groupes venus pour profiter de la musique, mais également festivaliers de divers horizons venus pour descendre une quantité excessive de Heineken à 4.-

Cette année, on est confronté à une telle multitude d’activités que les choix deviennent difficiles. Mais vous n’imaginez pas comme ça nous plaît. Et en plus, ça a passablement réglé les accumulation de gens, bagarres et autres emeutes dans la zone des quais.

Les débuts de soirées sont déjà sujets à des choix difficiles. Hier, par exemple, le Glenelg Jazz Ensemble à Music In The Park, commençant à 17h30 et qui m’avait déjà fait bouger la tête en sirotant ma première bière le jour d’avant. Et les Workshops de Avishai Cohen et Paul Kalkbrenner. Arrivés juste a temps pour celui de Paul, on n'était pas déçu. Le génie berlinois qui nous présente ses appareils et nous montre en détail comment il les utilise. Absolument génial. Quelques questions, une « Paul, pour toi c’est quoi la musique ? » à laquelle il répond : « Je crois que je préfère jouer une autre chanson ! » Des rires et une belle démonstration de comment ses chansons son décortiquées. (Et ça c’était gratuit, alors que les billets pour sa soirée au Lab se revendait 180.- devant l’entrée)

Ensuite départ pour le concert de Woodkid au Stravinsky qui, accompagné de l’orchestre symphonique de Lausanne, nous a fait vivre un moment de pure émotion. Comment ce petit barbu en short arrive à nous transmettre autant de bonnes vibes? Il dédicace une chanson à Claude Nobs, qu’il a rencontré l’année précédente, et lâche une larme pendant ce moment si beau. Iron, et d’autres chansons qui pêtent. Un acoustique de Iron à la fin, et les gens sont amoureux.

Puis en bis, c’est le public qui commence à chanter la mélodie de la dernière chanson. Lui qui hallucine de ce qui lui arrive, et les instruments recommencent les uns après les autres… Un moment magique comme on en voit peu !

La question que je me suis posée, c’est pourquoi Editors, après Woodkid, le même soir? Je ne dis pas qu’Editors c’était pas bien, au contraire. Mais ça ne collait pas avec le moment, du coup la salle s’est vidé peu à peu. Et c’est dommage parce que le show d’Editors a envoyé du lourd sur le début, a stagné sur le milieu et après un petit verre cul sec d’alcool ou autre substance pris par le chanteur vers la fin, s’est déchaîné et nous a donné le meilleur de lui même. Donc voilà je pense qu’on aurait préféré en finir avec la magie de Woodkid, et voir Editors le lendemain.

Je vous laisse car je repars sur Montreux, ce soir c’est le jeune Jake Bugg et les auteurs du tube « Little Talks » Of Monsters And Men, qui vont nous faire danser au Jazz Café Lab. On s’en réjouit.

A ceux qui ne pourront pas y assister, des radios vous permettent d’écouter le concert depuis chez vous en live-streaming. C’est dispo chez les copains de Couleur 3 par exemple. Ou ici.

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David & Julien

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