La campagne

Retirés dans une maison de campagne, Richard et Corinne pensent pouvoir mener une nouvelle et tranquille existence. Richard, qui est médecin, bat la région de consultation en consultation. En est-ce pour autant terminé avec ses anciens démons ? Rien n’est moins sûr.

Corinne n’est pas dupe, et l’arrivée en pleine nuit de cette jeune fille trouvée inanimée au bord d’une route par son mari, ne fait qu’alimenter sa suspicion et ses doutes. L’interrogatoire commence, Corinne ne peut s’empêcher de lanciner son mari avec les mêmes questions. Bien qu’il y ait une tentative d’échange entre eux, leur conversation reste stérile.

Au beau milieu de la nuit, Richard doit quitter la maison pour faire une autre consultation. Corinne se retrouve alors seule avec cette mystérieuse jeune fille, elle est choquée mais parfaitement consciente de ce qui s’est passé. Elle finit par dévoiler à sa femme la véritable nature de sa relation avec Richard. Révélations qui ne seront pas du goût de ce bon médecin de campagne…

Dans cette sorte de polar théâtral, l’opacité règne.

On espère, on attend un ultime rebondissement, on devine ce qui s’est passé, mais ce qui prédomine, c’est une impression de flou et d’attente sans fin.

A l’issue de ce spectacle, on a un brin de regret, il a, semble-t-il, manqué quelque chose. Difficile de dire quoi, mais ce qui est sûr c’est que ce texte aux répétitions assurément voulues par l’auteur, Martin Crimp, pèse et finit par lasser à la longue.

La campagne, de Martin Crimp, mis en scène par Philippe Lüscher, au Théâtre le Poche du 16 janvier au 13 février 2011.

photographie by : ©Augustin Rebetez

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Submitted by Kristel M. on Mon, 07/02/2011 - 00:28