La Belle et la bête

En 1810, un riche marchand voit ses navires périr dans une tempête. Ruiné, il décide de se réfugier à la campagne avec toute sa famille. Dans cette famille se trouve Belle qui est en l’occurrence la dernière de la famille.

Egaré dans la forêt, le marchand découvre le domaine magique de la Bête. Le marchand tombe sur une rose que la plus jeune des filles lui avait demandé.

La Bête décide de le condamner à mort pour le vol de cette rose. Belle décide de se sacrifier croyant que cette condamnation à mort est de sa faute. De là, Belle se trouve confrontée face à une vie mélancolique, emprisonnée dans ce domaine.

Chaque soir, à l’heure du dîner, Belle et la Bête se retrouvent. Les deux individus commencent à se découvrir et Belle profite aussi de découvrir l’immense domaine de la Bête. La nuit, Belle découvre par le biais de ses rêves, la vie que la Bête menait avant que la malédiction ne s’abatte sur lui. Elle apprend que cette Bête était auparavant un Prince.

 

Christopher Gans (le pacte des loups) est un grand amateur de film fantastique. C’est tout naturellement qu’il s’est décidé de réaliser ce long métrage. Le réalisateur s’est inspiré directement de l’œuvre de Madame de Villeneuve qui est l’auteure de cette version en 1741.

Ce film marque le retour de Vincent Cassel après l’excellent « Trance ». Le comédien campe le rôle de la Bête. Pour accompagner Cassel, c’est Léa Seydoux qui joue Belle. Seydoux qui fait beaucoup parler d’elle après sa prestation dans « La vie d’Adèle ». On peut aussi noter la présence d’Audrey Lamy dans le casting.

Le film s’appuie sur des effets visuels de toute beauté. Ensuite, et bien c’est plus compliqué. Le film ne décolle pas vraiment, le visuel est une chose mais il manque cruellement ce petit « quelque chose ». Je déplore le manque de magie et le manque de présence du personnage de Vincent Cassel, peut-être trop axé sur le personnage de Léa Seydoux à mon goût.

La relation Cassel/Seydoux m’a laissé un petit peu sceptique. J’ai trouvé le jeu un peu stéréotypé et un peu brouillon malgré le talent des deux acteurs. Bref, dommage.

En résumé, je dirais que le spectacle visuel est fantastique et vaut vraiment le détour, la bande originale de Pierre Adenot est toute aussi belle. Mais malgré cette démonstration d’esthétisme et musicale, le résultat d’ensemble en demeure moyen.

 

Anecdote : Guillermo Del Toro réalisera la dixième adaptation au cinéma de « La Belle et la Bête ». Belle sera interprétée par Emma Watson.

 

Critiques

 

« Le pacte de Gans, celui d’être face à un spectacle féérique hors norme, est amplement tenu. Voilà bien une œuvre unique dans le paysage cinématographique français, aussi imparfaite que terriblement généreuse et attachante. »

Ecran Large

« L’histoire est racontée par une maman à ses deux enfants et vise tous les publics. Plus féerique qu’effrayante, elle se place du point de vue féminin. Belle revêt quatre robes somptueuses qui sont autant d’étapes de son évolution vers l’amour pour cet homme emprisonné par un sortilège dans un corps velu. Briser les chaînes, aimer plus les fleurs que les bijoux, voir au-delà des apparences : un message d’autant plus actuel qu’il est magnifiquement porté par Léa Seydoux et Vincent Cassel. »

Version Femina

 

 

 

Fiche Technique

 

Date de sortie :                                                   12 février 2014

Durée :                                                                1h52 min

Réalisé par :                                                       Christopher Gans

Genre :                                                               Fantastique, Romance

Nationalité :                                                         Français, allemand

Budget :                                                              45'000'000

 

 

 

Casting

 

Vincent Cassel

Léa Seydoux

Audrey Lamy

André Dussollier

Eduardo Noriega

Myriam Charleins

Sarah Giraudeau

Jonathan Demurger

Topics