Jeudi soir de légende à Paléo…

Arrivée au camping dans l’après-midi sous une chaleur de plomb, et découverte d’un autre mode de vie. Camper à un festival c’est quand même particulier. Toutes sortes de personnes qui se baladent dans toutes sortes de tenues et en ne buvant pas que de l’eau. Je vous laisse imaginer le reste. Heureusement pour moi, qui ne suis pas exactement  à l’aise avec les tentes et autres sardines (encore elles ? se diront ceux qui ont lu l’article d'hier…), j’ai la chance d’être dans un campement qui prend à peu près la moitié du site à lui tout seul et qui est habité de gens fort sympathiques et bien équipés. Pas trop peur de me perdre donc, ou de constater que ma tente s’est envolée par exemple.

Après un petit moment chill, je quitte le campement et me dirige vers la scène Le Détour pour le concert que j’attendais tant : Crystal Fighters. Ils étaient venus il y a quelques années au Jazz Café du Montreux Jazz mais je ne connaissais pas encore et avais malheureusement raté ça. Mais cette fois j’étais prête et je peux vous dire que c’était de la folie ! Tout bonnement incroyable à mon goût. Menés par un Sebastian Pringle en sorte de djellaba à paillettes, ils ont montré qu’ils savent mettre l’ambiance, mélangeant les titres de leurs deux albums Star of Love, sorti en 2010 et leur dernier Cave Rave, en vente depuis quelques mois seulement. Et il faut dire qu’ils ont un style plutôt innovateur, électro pop avec une touche spéciale donnée par les instruments basques qu’ils utilisent, région d’où certains membres du groupe sont originaires.

Pour moi, l’un des meilleurs concerts de Paléo jusqu’ici. Juste dommage pour l’emplacement, je les aurais bien vus sur une scène plus grande. Mais ça ne m’a pas empêcher de chanter à tue tête et transpirer plus que sur mon tapis de course.

Et puis est arrivée l’heure d’une certaine légende de la guitare. Vous l’aurez reconnu, je parle de Carlos Santana bien évidemment. Santana, c’est papa qui me l’a fait découvrir y’a bien longtemps déjà. Chez les Perez, vous risquez bien de vous retrouver à déguster du bon vin espagnol au son de cette légende (y’a pire, on est d’accord?). Du coup, je ne pouvais pas manquer ça. Et ça valait le détour. Pendant près de deux heures, Santana nous a joué ses meilleurs morceaux, baignés de solos de guitare électrique, comme seul lui sait les faire. Le tout avec la complicité de sa bande, dont la surprenante batteuse n’est autre que sa femme.

Jeudi soir vraiment sympa donc ! Et ce soir le live de M, que je vous conseille vivement. En attendant, je retourne à mon éphémère vie de hippie, au camping de Paléo. 

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