Inès Charleston, chroniques d'une fille branchée

Dans les rayons de la FNAC et de Payot, nous découvrons « Inès Charleston : Chroniques d’une fille branchée », nouveau roman pour filles écrit par une jeune Romande de 25 ans. Notre curiosité attisée, nous avons contacté Cléo Buchheim pour qu'elle se dévoile et nous parle de son livre.

Pourrais-tu décrire ton roman (de quoi il traite, à qui il s’adresse) ?

« Inès Charleston : Chroniques d’une fille branchée » est un livre Chick lit, soit littéralement « littérature de poulettes ! »… je crois que c’est un bon résumé ! Comme le titre l’indique, le livre est destiné principalement aux filles qui aiment sortir, faire du shopping, boire des verres entre copines en parlant mode et garçons durant des heures. J’ai été agréablement surprise de voir que des femmes plus âgées apprécient le livre et qu’elles s’y reconnaissent, parce qu’il leur rappelle leur jeunesse, mais aussi parce que la limite entre les âges est bousculée aujourd’hui : une femme d’une cinquantaine d’années, divorcée, peut vivre les mêmes aventures que sa fille. De plus, beaucoup de garçons m’ont dit avoir beaucoup ri en lisant le livre… et appris sur les filles !

Comment as-tu décidé de te lancer dans l’aventure ?

Depuis que je suis petite, je lis énormément. L’écriture m’est venue naturellement et est rapidement devenue ma véritable passion. En écrivant « Inès », j’avais envie de me faire plaisir, d’écrire un livre léger, qui donne envie de rire, sortir, vivre ! J’aime la mode, les sorties, les discussions interminables autour d’un café… Je voulais écrire un livre de style Sex & the City version européenne. J’espère avoir réussi mon pari.

Était-ce difficile de passer d’un 1er roman thriller, Braquage, à un livre léger pour les filles ?

Comme je lis un grand nombre de livres de styles différents, je ne fais pas de différence entre l’écriture d’un roman léger est celle d’un thriller. Par contre, le changement d’état d’esprit qu’impose un livre est fascinant ! J’adore jongler entre les domaines, lire un classique, puis un magazine de mode et passer à un thriller. Je pense qu’il est important, tant pour les hommes que pour les femmes, de savoir varier les envies, de plus superficielles aux plus sérieuses.

Comment as-tu rejoint les Editions Les Blogueuses ?

Un coup de chance ! J’ai envoyé mon roman à Philippe Bonilo alors qu’il était en train de fonder les éditions les Blogueuses. Initialement, l’idée était d’avoir un avis professionnel sur mon livre. Quelle n’a pas été ma surprise quand il m’a dit avoir adoré mon livre et qu’il m’a proposé de l’éditer ! Je réalisais un rêve : être publiée par une maison d’édition parisienne !

Ce livre exprime-t-il plus tes expériences vécues et celles de tes amies ? ou une vie imaginée et rêvée ?

Contrairement à mon premier roman, « Braquage », qui relevait du pur fantasme qui tourne mal, « Inès Charleston : Chroniques d’une fille branchée » comprend des éléments inspirés de situations vécues, de personnes croisées, d’histoires racontées, mais l’essentiel du livre est totalement imaginé. Le personnage d’Inès est un moi imaginaire mais j’arrive à me projeter en elle, comme beaucoup de filles, je crois. En revanche, la plupart des personnages sont de stéréotypes rigolos.

Le blog est-il venu en amont de la rédaction du livre ? ou était-ce une suite logique ?

Le livra a été écrit avant le blog, car quand je commence la rédaction d’un roman, je ne connais jamais ni ce que je vais écrire à la page suivante ni la fin de l’histoire, ainsi, au fil des pages, je suis pratiquement aussi surprise que le lecteur. Je préfère que le roman soit achevé avant d’en parler autour de moi et de découvrir la réaction des gens. L’écriture est une activité solitaire, le partage n’arrive qu’une fois que le point final a été posé. Dès lors, le livre ne nous appartient plus vraiment, les lecteurs doivent s’approprier l’histoire, s’imprégner du décor et se familiariser avec les personnages.

Comment concilier vie sérieuse d’avocate-stagiaire et envolées imaginaires dans la rédaction du livre ?

J’aime l’idée du paradoxe, cela m’a toujours fasciné. Il faut savoir être double, mixer les genres, les idées, les envies. Je pense que l’on ne peut pas être sérieux tout le temps ni tout le temps légers. Il faut être conscient du monde qui nous entoure mais savoir aussi lâcher prise. Et la lecture, qu’elle soit légère ou grave, est un merveilleux moyen d’évasion...

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