Funky Forest: The First Contact

En général, les commentaires sur Funky Forest pourraient se résumer par « OZP ?!! », acronyme de Ouate Ze Phoque. En effet, il est facile de rester perplexe devant ce conglomérat hétéroclite de saynètes plus ou moins suivies, de sketches repoussant les limites de l’absurde, de grotesqueries, de spectacles de danse expérimentale… On trouve de nombreux commentateurs qui déplorent l’absence de « message », qui se plaignent parce qu’on n’y « comprend rien » ; mais la plupart semblent quand même fascinés devant la bizarrerie pure de l’objet. Et ne vous y trompez pas : ici, bizarre, c’est vraiment bizarre. Chacune des parties de ce film est un pétage de plombs à la limite de l’entendement (de l’autre côté de la limite, souvent), et l’ensemble… L’ensemble est à voir, tout simplement, absolument, à essayer une fois, peu importent vos goûts filmiques, une chose vraiment unique parmi tout ce que j’ai vu.

Pour ceux qui ont absolument besoin de quelque repère pour aborder un film, je pense que celui-ci se préoccupe beaucoup du rêve et, dans sa construction détaillée et globale, tient beaucoup de celui-ci. C’est aussi un best of de création contemporaine, de création qui peut-être ne trouverait pas dans le monde artistique réel à s’exprimer. Le nombre limité d’acteurs laisse à penser que c’est peut-être une sorte de groupe artistique qui a posé ici tous ses délires, qui sont considérables, de la musique au dialoguisme à la danse en passant par la création d’attrapes.

Enfin, quelques mots-clés : duo comique ultra-débile… aliens de la planète Piko-Riko, une sorte de marsupilami  à l’envers et un téléviseur à sphincter… des danses extravagantes… un chien mangaka avec un interprète très particulier…

Bref, pouce levé.

Funky Forest : the First Contact, 2005, de Katsuhito Ishii, Hajime Ishimine

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Submitted by Titus on Wed, 30/05/2012 - 23:41