Festival Antigel – Dance

Submitted by Mercy on Fri, 12/02/2016 - 12:41

Mouvements simples, mathématiques, froids, presque pas dansés, mais exécutés rapidement et répétés intensément : un travail monstrueux pour les danseurs.

Et si Dance se voulait l'allégorie du travail même du danseur, des infinies répétitions des pas de base pour trouver la perfection ? Déjà cela fait beaucoup...mais le tableau est composé de couches innombrables, qui à l'ouverture choquent en émerveillant l'intellect et l'émotionnel. On se sent pleins, d'images, de sons de Glass, de mouvements calculés, d'enchainement, de présent vivant et de 1979, du grain de l'image filmique noir et blanc de LeWit, des lignes parallèles, des diagonales, des échelles différentes mais simultanées. C'est paradoxalement un minimalisme non minimal.

Tous ces patterns et niveaux peuvent provoquer une sorte de surplus de beauté.

Mais qui sommes-nous humain pur décider qu'un quotas de beauté est dépassable ? D'une certaine manière grâce à ce spectacle nous pouvons arriver jusqu'à formuler cette question. Assumons-là !

Ces moments de danse, d'art, sont très rares. Nous remercions vivement l'ADC et le festival Antigel d’amener à Genève ce monument qui provoque des chocs esthétiques comme seul cet art du corps peut le faire : en parlant directement à l'inconscient. 

PS :Avis au public : si vous ne savez pas comment combler votre appétit d'art, faites confiance à l'équipe de programmation de l'ADC et d'Antigel, les spectacles proposés vous marqueront durablement par leur engagement et leur créativité.

 

Mercy Amat