Deux vaudevilles férocement hilarants au Théâtre de Carouge

Rendez-vous au Théâtre de Carouge dès le 2 mai pour voir deux pièces en un acte, féroces et drôles, qui se jouent de la scène conjugale et souligne les hypocrisies de la bourgeoisie du début du XIXe siècle. Mise en scène par le génial metteur en scène et directeur de théâtre Jean LIermier, cette soirée partira en tournée dès le mois de juin avec le camion-théâtre qui va inaugurer la saison « Hors Les Murs ». 

Dans la perspective des travaux de la salle François-Simon, et afin de continuer de proposer des spectacles, le TCAG sera donc amené à vous faire voyager. C’est le théâtre qui viendra à la rencontre des spectateurs en jouant sur des places en plein air, dans des communes et villages Suisse, là où les gens n’ont pas l’habitude de voir des pièces. Renouant avec la tradition du théâtre de tréteaux chère à Molière, cette nouvelle scène itinérante permettra au théâtre d’être quasiment tout-terrain et de présenter des formes brèves, ludiques, suivies d’un apéritif convivial. Du plaisir en perspective !… Pour cette première itinérance, Jean Liermier a décidé de monter Les Boulingrin de Courteline ou comment une visite prétendument de courtoisie se transforme en véritable enfer. 

La soirée commence avec « Feu la Mère de Madame » de Feydeau. Le messager est porteur d’une bien terrible nouvelle : la mère de Madame est morte. Alors que tout le monde s’active pour se rendre chez la mère de Madame, le couple apprend que le valet vient de commettre une horrible méprise : il s’est trompé de per- sonnes, c’est la mère des voisins qui est morte ! Le valet est vivement chassé et les deux époux repartent de plus belle dans une scène de ménage... Comme le disait Sacha Guitry, grand ami de Feydeau « ce qu’il avait en outre, et sans partage, c’était le pouvoir de faire rire infailliblement, mathématiquement, à tel instant choisi par lui et pendant un nombre défini de secondes ». Observateur lucide de la société de son temps, Feydeau bâtit des intrigues impeccables, et scrute la nature humaine. Salué par certains comme l’héritier de Molière, il a même été considéré comme l’un des précurseurs du théâtre de l’absurde…

Puis on se retrouve dix ans plus tard avec « Les Boulingrin » de Courteline. Des Rillettes a enfin trouvé le couple parfait chez qui s’adonner à son passe-temps préféré : faire le pique-assiette. Mais ce jour-là, Monsieur et Madame Boulingrin en ont décidé autrement. À la place d’un feu de cheminée et d’une tasse de thé, Des Rillettes reçoit des claques, se fait pincer, ébouillanter, assommer, insulter, enrôler, menacer, enfumer… pris dans les feux d’une querelle conjugale. Du Courteline en condensé à partager sans modération avec toute la famille !

DU 2 AU 21 MAI 2017, DURÉE 1H10, SALLE GÉRARD-CARRAT 

Tali Cavaleri

Article par Anonymous (not verified)