A comme Anaïs

En 1932, à la suite de la publication de son essai sur D.H. Lawrence à Paris, Anaïs Nin rencontre Henry Miller, un auteur américain plutôt controversé. Le coup de foudre est quasi immédiat.

Amour passionné et passion dévorante pour l’écriture se déversent et se mélangent avec force et délice. Les deux protagonistes semblent n’avoir aucun répit, le rythme est intense, ils n’ont de cesse de s’interroger sur leur travail d’écriture, sur leur sentiment amoureux et leur manque respectif, qui les font cruellement souffrir.

Leur tumulte intérieur et leurs échanges épistolaires se font écho et se muent en un dialogue presqu’ininterrompu. À peine séparés, ils s’emparent d’une feuille de papier et d’un stylo, et se mettent à écrire ou s’écrire.

La mise en scène de Françoise Courvoisier nous entraîne habilement dans le tourbillon de cette relation explosive, tout en laissant planer une pointe de douce légéreté par le biais d’Anaïs, aux attitudes et remarques d’une fausse naïveté si exquises.

Une intrigue bien ficelée, drôle et agréable à regarder.

 

Au Poche à Genève, Théâtre en Vieille-Ville

Du 16 au 22 décembre 2013 & 10 au 23 janvier 2014

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