Cannes 2016 : Julieta, de Pedro Almodovar

Pedro Almodovar nous dresse dans son 20e film un portrait mère-fille des plus riche en émotions. 

A la manière d’une tragédie grecque, tout y est, l’intrigue, les personnages, la passion, la culpabilité, le drame, la mélodie et la mélancolie

 

Julieta s’apprête à quitter Madrid définitivement mais une rencontre fortuite avec Bea, l’amie d’enfance de sa fille Antía la pousse à changer ses projets. Bea lui apprend qu’elle a croisé sa fille une semaine plus tôt. Julieta se met alors à nourrir l’espoir de retrouvailles avec sa fille qu’elle n’a pas vu depuis des années. Elle décide de lui écrire tout ce qu’elle a gardé secret depuis toujours.

 

 

Julieta parle du destin, de la culpabilité, de la lutte d’une mère pour survivre à l’incertitude, et de ce mystère insondable qui nous pousse à abandonner les êtres que nous aimons en les effaçant de notre vie comme s’ils n’avaient jamais existé. Une histoire puissante et bouleversante.

 

Du grand art à la Almodovar avec ses couleurs éclatantes, son tissu rouge vif qui démarre le film et rappelle le désir du réalisateur de filmer la beauté des femmes, sa lumière, ses décors et ses actrices si féminines et passionnées.

 

 

Adriana Ugarte, qui joue la jeune Julieta, est moins convaincante que son aînée Emma Suarez qui joue Julieta en mère atteinte d’une blessure incurable. Les deux actrices jouent pour première fois sous la direction d’Almodovar,

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Submitted by Anonymous (not verified) on Sun, 22/05/2016 - 10:19