Bienvenue aux Philippines

Loin de nos routes parfaitement goudronnées, de nos vaches en surpoids et de notre port du casque obligatoire, permettez-moi de vous inviter aux Philippines, près des plages de sable blanc, du soleil et des cocktails de fruits frais.

Premiers pas en Asie, découverte d’une culture bien différente de la nôtre. Ici, tout se négocie : le taxi, la chambre d’hôtel, les tongs (déesses fashion, veuillez m’excuser mais je n’ai pas eu le choix, j’ai dû m’adapter pour la survie de mes chaussures) et j’en passe. A coup de 10, 20, 30 pesos (a.k.a 20 centimes, 45 centimes et 65 centimes), on négocie pour le principe et l’intégration culturelle. En sachant qu’on peut se nourrir pour 1 franc ici, la négociation et l’économie de quelques centimes prend tout son sens.

Et quand je dis se nourrir, je ne vous parle pas d’un KitKat vite fait, mais d’un délicieux poulet curry avec riz et tutti quanti. En ce qui concerne notre fameuse « chaîne du froid » par contre, il ne faut pas être difficile. Aux Philippines, il y a des petites cantines où le principe est le suivant : on arrive, les poches remplies de pesos, et on ouvre toutes les casseroles et les tupperwares posés sur les tables en choisissant ce qui nous donne envie. Dans les récipients: de la viande qui attend d’être mangée depuis un certain moment et qui n’a pas connu un frigo, ou ne serait-ce qu’une petite bise fraîche,depuis plus d’heures que ne compte les doigts d’une main. Contrôle sanitaire, je n’ai que faire de toi, j’ai faim alors je me lance et survis. Comme quoi les sacs de congélation, c’est un mythe, de quoi prendre vite goût aux cantines des Philippines.

Après avoir mangé, il est bon de s’activer. Sur l’île de Bohol, île que j’ai décidé d’envahir durant deux semaines, ce ne sont pas les activités qui manquent. Les Chocolate Hills ne sont pas, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le nouvel assortiment des maîtres chocolatiers Lindt mais un paysage formé de 1268 collines tout simplement époustouflantes. Ces dernières, toutes quasiment identiques, sont dues à un phénomène géologique bien trop pointu pour moi réunissant coraux, coquillage et le retrait de la mer mais qui n’a aucun secret pour Wikipédia (arf, je déteste le premier de la classe qui a réponse à toutes les questions). Mais ce que lui ne vous dira pas, c’est à quel point le voyage en vaut la peine : plus de deux heures de scooter, sans casque, sur des routes en construction, des fesses endolories par le trajet mais des yeux émerveillés par la vue (dans tes dents Wiki). Pourtant, ce ne sont pas les Chocolate Hills que je classerais premier de mon top dix.

A quelques kilomètres de là, il y a encore plus surprenant : les tarsiers. Petits primates, mais que dis-je, minuscules primates qui tiennent dans la paume d’une main, les tarsiers sont à la fois adorables et flippants. Avec leurs énormes yeux (150 fois plus gros que ceux d’un humain par rapport à la taille de son corps) et leur capacité de tourner la tête à presque 360° degrés, les tarsiers ont des caractéristiques surprenantes qui font tout leur charme. En mettre un dans mon sac et le ramener en Suisse était sur la liste de mes priorités. Mais non, ça ne se fait pas. Je me suis rabattue sur le bonnet en forme de tarsier munie d’une longue queue. Faut faire vivre le commerce local quand même, c’est important.

Et pour finir : la plongée. Peu importe l’île que vous choisissez aux Philippines (il y en a plus de 7000, de quoi avoir l’embarras du choix), elle vous ouvrira les portes de son monde aquatique (Ariel si tu nous entends, prépare-toi à recevoir de la visite). La plongée est une activité très répandue dans le pays. Moi, peureuse comme pas deux, osant à peine m’écarter du passage piéton pour traverser la route, je me suis lancée dans l’aventure. Le pari n’était pas gagné d’avance. Les requins ? Ma plus grande phobie. Les documentaires aquatiques proposés à la télévision ? Je zappe, trop de poissons chelou. Ne pas pouvoir respirer naturellement parce qu’à 18 mètres sous la mer, la bouche se doit d’être fermée ? Mon côté clostro n’aime pas. Et pourtant… Les centres de plongée se succèdent tout au long de la plage et moi en bonne consommatrice, j’ai cédé. 10h du matin, au fond d’une piscine de 5 mètres, un scaphandre sur le dos je me demande ce qu’il m’a pris de me lancer dans cette aventure. Le lendemain sur le bateau prête à plonger, je vois ma vie défiler. Ok, j’exagère ce sont les magnifiques paysages philippins que je vois défiler mais je ne fais pas ma maligne. Heureusement, on m’a promis que Nemo et toutela mifa serait de la partie, du coup je pourrais me prendre pour un mec de chez Pixar, ce qui est plutôt cool. Du moment que Bruce, L’Enclume et Chumy ne sont pas de la partie ça me va (phobie des requins, cf. 10 lignes plus haut, il faut suivre un peu). Et comme on m’avait prévenu, pas de requins mais des centaines et des centaines de découvertes au fur et à mesure que l’on descend. Etre à 20 mètres sous la mer et voir tout ce qu’il s’y cache est une expérience unique qui vaut de surmonter ses phobies.

Voilà donc ce que les Philippines ont à offrir et bien plus encore ! Chaque île, chaque ville a sa particularité qui vaut la peine d’être découverte. Il faudra donc se sacrifier, et retourner visiter le pays. Dur.

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